Jeudi 23 Janvier à 14 heures- Trouver les clés d'un monde qui change
Introduction
Qu’est-ce que l’économie ?
L’économie, la plus « dure » des sciences « molles »
Dure car chiffrée ; mais peut-on faire confiance aux chiffres ?
Cette résonance avec les sciences molles : prendre en compte l’écosystème sociétal de l’économie
L’économie, la science des échanges
La question de l’intensité des échanges
L’interaction avec l’environnement social
Regard structurel
Rappel : les cycles
Multiséculaire (peu opérant aujourd’hui ; caractéristiques de Sociétés économiquement plus stables)
Kondratieff (multi-décennal)
Inter-cycle (E Labrousse)
Juglar (cycle conjoncturel ou business cycle)
Où en est-on ?
Les décennies d’après-guerre ou le triomphe du keynésianisme ; la stagflation l’a tué
Depuis les années 80, le néolibéralisme ; la politique le tue
Quid demain ? La Modern Supply Side Economics (accroître les capacités de production - capital & travail – de manière inclusive et respectueuse de l’environnement)
D’une « régulation », l’autre ; quelle cohérence sociétale : 4 regards
Politique intérieure : moins de grains à moudre
Politique extérieure : faire de la place à la Chine
Culture : l’individu-centre contesté
Economie : investissement vs consommation
Se dépatouiller d’une croissance faible
Une politique économique dans tous ses états !
Politique budgétaire : la vertu est-elle un défaut ?
Politique monétaire : hétérodoxie ou changement de mandat ?
Politique structurelle : la question du financement
FED : sous pression avant l’arrivée de D. Trump
Trump ne cesse de vilipender J.Powell, alors que celui-ci a globalement réussi l’exploit de faire atterrir l’économie en douceur malgré les hausses de taux agressives.
Il affirme qu’il laissera Powell finir son mandat à la tête de la FED (celui-ci arrive à échéance en mai 2026). D’ailleurs à moins qu’il ne démissionne de lui-même, Trump devrait modifier la loi pour le contraindre à partir. Mais une telle démarche sera très négative pour la confiance des investisseurs dans la FED, et plus généralement pour les administrations américaines.
En effet, l’ancrage des anticipations d’inflation et de taux d’intérêt repose en grande partie sur la crédibilité et la confiance des investisseurs envers la FED. En cas de perte d’indépendance de la FED (qui, sous pression de Donald Trump, baisserait les taux courts), les taux longs augmenteraient probablement à cause des anticipations. In fine, cette hypothèse serait néfaste pour tous.
La question de l’inflation a-t-elle été mise derrière ?
La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son taux de dépôt de 0,25 point, le ramenant à 3 %, marquant une quatrième baisse consécutive. Depuis juin, les réductions cumulées atteignent 100 points de base, reflétant une volonté de soutenir une économie européenne en difficulté, tout en permettant une stabilisation de l'inflation autour de l'objectif de 2 %.
La BCE abandonne désormais la mention de politiques "suffisamment restrictives" dans ses déclarations, semblant renforcer ainsi une approche au cas par cas basée sur les données économiques (Data Dependent).
Si l'inflation atteint 2,4 %, avec une prévision légèrement supérieure à 2 % pour 2027, influencée par des hausses prévues des prix du carbone, les risques de ralentissement économique en zone euro s'accentuent, exacerbés par des tensions politiques (en Allemagne et en France) et des incertitudes commerciales mondiales.
Malgré une croissance des salaires encore élevée, la BCE se dit confiante quant à la poursuite du processus de désinflation. Les perspectives de croissance restent fragiles, avec des risques orientés à la baisse, bien que la BCE espère un rebond en 2024.